Carnage

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Carnage porte bien son nom. C'est un huis clos d'enfer ! Des dialogues finement menés et des personnages en pleine forme. Christoph Waltz est excellent dans la peau de l'avocat over-booké accro à son téléphone qui est en fait son unique lien avec le monde, le vrai, qui le distance des broutilles dont il est question dans le film, à savoir une dispute entre deux bambins.

Tout démarre dans une ambiance de courtoisie travestie qui perd peu à peu de son efficacité. Les pulsions trop envahissantes explosent et les personnages se déploient dans toute leur fébrilité. Kate Winslet vomissant à gorge déployée sur la précieuse collection de livres de Jodie Foster ouvre les festivités : c'est le premier écart dans ce quatuor à bout de nerf.

Très vite, nous dérapons vers des règlements de comptes conjugaux tout à fait explosifs et grinçants. Le couple Winslet/Waltz apparait comme des étrangers que les psychoses réciproques a éloigné et le couple Foster/Reilly est l'illustration exacte du ménage aux rapports insipides et sans relief.

Ce huis clos mené par Polanski est vraiment efficace, les discussions sont hilarantes, un couple soupçonne l'autre, puis les femmes se liguent contre les hommes, cela chavire vers une médiation conjugale sordide qui finit en apothéose avec le portable de Waltz qui sonne à nouveau malgré un plongeon dans le vase des fleurs et le dernier mot du film : une éructation de Winslet.  

Seul regret : celui de ne pas pousser le carnage jusqu'à l'explosion, manque qui peut être compensé par la puissance et la profondeur du texte.    

 

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