Plein Soleil

Si Plein Soleil est un classique pour le cinéphile, c’est avant tout pour la prestation de Delon. Très souvent, on a même tendance à dire que Delon s’inscrit comme mythe à partir de ce film de René Clément. Et on comprend pour quelles raisons…

plein-soleil-1.jpg

Alain Delon incarne Tom Ripley, un personnage au faciès angélique et aux intentions plus morbides. Le nœud central de cette histoire s’articule autour de l’identité et de son usurpation. Ripley devient Philippe et nous sombrons avec lui, dans un engrenage schizophrénique où in fine, l’usurpateur finit par se convaincre d’être véritablement la personne usurpée. La question du double constitue le point névralgique du récit et parvient à favoriser un triangle amoureux qui lie intrinsèquement tous les personnages et ceci, à leur insu.

Plein Soleil, c’est aussi une luminosité très particulière. La clarté ambiante contraste avec le lugubre de la situation mais accentue les passions brûlantes, qu’elles soient amoureuses ou assassines.

plein-soleil-2-2.jpg

 

 

 

 

 

 

plein-soleil.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, dans le crescendo criminel, Tom est le plus fort. Il est méthodique, minutieux, attentif, prévoyant et calculateur. C’est le parfait psychopathe qui n’attendait que le moment opportun pour que sa folie se déverse. La scène finale le démontre parfaitement. C’est avachi sur une chaise longue, sirotant « ce qu’il y a de meilleur » et tout à fait décontracté que nous percevons Tom : totalement détendu et satisfait, comme si sa jouissance avait enfin atteint son paroxysme et que désormais, il ne se lassait plus de la savourer.

plein-soleil-3.jpg

L’ambivalence de Marge, interprétée par l’excellente Marie Laforêt, peut être analysée. Dès le début du film, elle est aimable avec Tom et le traite avec beaucoup de sympathie voire de douceur. À croire qu’elle est déjà tiraillée entre ces deux hommes mais parvient pendant quelque temps à retenir ses fantasmes.

Tom et Philippe tissent une relation tressée d’amitié superficielle et d’un désir de destruction mutuelle. Il n’en demeure pas moins, que la dualité de leur lien, les confronte à un dilemme inévitable : l’anéantissement de l’un des deux. D’ailleurs, ils en parlent librement sur le pont du bateau, Le Marge, et Tom lui décortique minutieusement ses plans meurtriers. Quelques minutes plus tard, il les exécute et Philippe meurt inexorablement et cela, en plein soleil.

plein-soleil-4.jpg

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.