2001 : l'odyssée de l'espace

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Après avoir visionné ce chef-d'oeuvre, nous comprenons qu'il y aura désormais un avant et un après 2001 : l'odyssée de l'espace. Kubrick le génie, le visionnaire et le révolutionnaire signe avec ce film, un pur bijou d'un esthétisme surdéveloppé et d'un futurisme saisissant (rappelons que ce film date tout de même de 1968). Dès le premier plan la couleur est donnée. Une vue époustouflante de la galaxie et une lente progression du soleil avec en fond la musique magistrale de Richard Strauss.

Si les films de Kubrick sont reconnaissables et marquants c'est d'abord par leur teinte et leur couleur. En effet des scènes dans la cabine spatiale sont d'une surprenante  modernité. Les combinaisons des hôtesses, la géométrie curviligne, le mobilier pop, la clarté d'un blanc aveuglant, l'impression d'un lieu aseptisé hors des frontières temporelles, les aliments "sous paille" ou encore les combinaisons flashy des cosmonautes sont autant d'éléments qui définissent les films de Kubrick. Ces éléments se retrouvent dans Orange Mécanique, Shining ou Eyes wide shut.

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Nous ne pouvons pas ne pas aborder la technique filmique de Kubrick. Les lents travellings avant, les plans d'une grandeur démesurée, les plans centrés sur les visages des personnages et plus particulièrement sur leurs yeux ou encore les mouvements circulaires de la caméra dans la cabine spatiale sont d'une justesse troublante. Le génie Kubrick a une maîtrise redoutable de ces techniques.

D'ailleurs les plans à l'intérieur de la cabine spatiale nous font perdre toutes les lois de la gravité, il n'y a plus de sens et de logique. Les personnages sont en apesanteur tout comme la caméra qui donne cette sensation permanente de fluidité et de mobilité constante.

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Nous ne pouvions pas ne pas évoquer cette critique ou avant-gardisme fabuleux de la machine surpassant l'homme (ou pas). Carl, ce cerveau à la voix effroyablement humaine ne semble pas remplir les codes d'un simple ordinateur. Il a des attitudes, des émotions et des désirs profondément humains. Cet oeil rouge règne en maître dans l'espace et son dysfonctionnement ou pourrait-on dire sa mort reste effroyable. Le mélange des paroles d'une chanson enfantine et la voix de plus en plus rauque et inaudible de Carl est saisissant.

Un mot encore sur la musique, qui nous le savons a une place prépondérante dans les films de Kubrick tout comme les silences qui sont très présents dans ce film au-delà de l'espace. Richard Strauss, Johann Strauss, György Ligeti ou encore Aram Khatchaturian, de grands noms et des musiques parfaitement mariées aux images, en trois mots : une union sublime.

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Un chef-d'oeuvre aux multiples trouvailles et aux scènes d'un esthétisme révolutionnaire. En deux heures, des milliards d'années sont balayées avec des transitions logiques, une articulation entre la découverte d'une arme par un primate qu'il lance dans le ciel et la vue d'un satellite planant dans la galaxie. Evoquons également le voyage au-delà de l'infini du cosmonaute à travers des pans lumineux multicolores et des faisceaux bariolés. Puis en une vingtaine de minutes, les étapes de la dégénérescence de l'homme sont abordées dans un lieu à la blancheur aveuglante. Enfin, cette main tendue vers un mégalithe noir immense incarne l'apothéose d'un film qui reste un des plus grands films du cinéma.

En bref, un film à la puissance inégalée, au message contemporain, aux découvertes révolutionnaires, aux images futuristes et au sens de l'esthétique surdéveloppé.

Un film inoubliable ou pourrait-on dire ; La référence. 

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