Django unchained

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Lorsque nous avons vu que Tarantino sortait un nouveau film, nous étions déjà très impatientes et euphoriques à la simple pensée de cette idée. Puis, quand nous nous sommes enfin assises confortablement dans notre fauteuil au cinéma, nous avons été comblées !

La magie Tarantino opère toujours. Il s’affirme pleinement parmi les plus grands réalisateurs, il est polyvalent, brasse les genres et propose systématiquement une vision de l’Histoire qui est passée préalablement, par le filtre de son intériorité. C’est cela le style Tarantino.

Nous étions restées, il y a quelques années en arrière, sur la torture infligée au nazi Christoph Waltz par un certain Brad Pitt, au cœur d’une forêt durant la barbarie allemande. Et bien, l’année 2013 constitue inévitablement le retour fracassant de Christoph Waltz et Samuel L. Jackson sur les écrans.

La « touch » Tarantino, c’est aussi le fait de se frayer un chemin parmi les divers registres musicaux les plus antagonistes. Il crée une liaison entre eux et n’hésite pas à mêler du Verdi à un rap aux arrangements modernes et pêchus. Ce mélange musical rend possible l’alliance de moments épiques et d’autres beaucoup plus comiques.

Sa manière de filmer reste très spécifique et il n’est pas très difficile de reconnaître une scène qu’il a imaginé ou non. En effet, nous pouvons mettre en avant un élément particulier de cette gestuelle visuelle et pour cela nous souhaitons évoquer les effets de zoom rapides et brutaux. Déjà, ils étaient visibles dans Kill Bill ou encore plus récemment dans Inglorious Basterds. Avec Django unchained, nous retrouvons ces phénomènes de caméra.

Le rapport qu’il entretient avec la matière historique est aussi très intéressant à analyser. Réécrire l’Histoire ou proposer une conception personnelle de celle-ci, représente aussi son univers cinématographique. Avec ce film, il frôle même, la satire historique. Par l’intermédiaire d’une scène notamment. Il n’hésite pas à ridiculiser, implicitement, les partisans du Ku Klux Klan. Ils apparaissent avec l’emblème de ce groupe, à savoir la cagoule blanche pointue et perçée de deux trous pour les yeux. Tarantino ne s’est pas privé pour ironiser sur cette formation idéologique.

Enfin, nous pouvons également répertorier le phrasé « tarantinesque », le culte du sang toujours esthétisé ou encore la révolte des opprimés sur les oppresseurs. Tous ces éléments sont constamment présents dans ses films, nous, on parle volontiers de la « sauce » Tarantino.

Evidemment, nous saluons la prestation de Jamie Foxx, incroyable et puissant en Django, celle de Samuel L. Jackson, Christoph Waltz bien sûr, Léonardo Dicaprio en homme blanc pourri et candide, Kerry Washington et on ne se lasse pas de voir notre ami Quentin sur les écrans, surtout lors de sa grandiose et plutôt explosive  « sortie » de scène !

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