La trilogie du Parrain

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Il Padrino constitue certainement, l’œuvre la plus complète et aboutie de Francis Ford Coppola. Cette trilogie réalisée sur plusieurs années, propose une fresque réaliste de la mafia sicilienne implantée aux Etats-Unis.

Le premier film est porté de bout en bout par la prestation d’un Marlon Brando vieilli et patriarche en Don Vito Corleone. Coppola met parfaitement en lumière une composante essentielle : la mafia, c’est d’abord une histoire de famille, une organisation criminelle fondée sur les relations familiales. A travers les fêtes, les individus à éliminer, les réunions religieuses, c’est tout le groupe Corleone qui forme une coalition soudée et solide. Tous les enfants se réunissent autour du Don quand celui-ci est en danger de mort. Mais, déjà, on voit que le lien qui rassemble le père Vito et le fils Michael, n’est pas innocent et annonce le destin de Michael.

Le deuxième film a été très longtemps décrit comme le film le moins puissant de la trilogie. Ce n’est pas du tout notre avis. Ce deuxième volet explique l’essence de la mafia Corleone et met en exergue les origines de cette famille italienne qui porte ancrée en elle, la culture sicilienne. On remarque aussi l’ascension progressive de Michael Corleone mais aussi ses désillusions. Coppola a totalement modifié le fil de la narration puisqu’il croise l’histoire de Vito jeune (interprété par Robert De Niro) et celle de Michael (joué par Al Pacino). Cette configuration cinématographique fonctionne très bien. Nous parvenons à saisir la complexité de ces deux hommes, père et fils, et leur vie mise en parallèle permet de mieux comprendre le fonctionnement du clan Corleone.

Le troisième film a été tourné très longtemps après le deuxième. Il met un point final à ce triptyque familial en mettant en scène un Michael vieux dont le poids des années pèse de plus en plus et qui est rongé par la culpabilité. La Sicile n’est jamais très loin, d’ailleurs les ultimes scènes s’y déroulent. Le duo qui unit Sofia Coppola et Andy Garcia apporte une incroyable dynamique au film. Coppola parvient à élaborer une conclusion sans fausse note. Il réunit toutes les composantes qui ont rendu possible le succès international de cette trilogie. Le cercle familial, la terre natale, les codes d’honneur, le respect du Don, les fêtes, la religion, la politique, le crime et l’opéra… Les notes de Nino Rota et de Mascagni résonnent encore dans nos esprits…

Le Parrain reste un monument dans l’histoire du cinéma. Ce projet ambitieux n’a négligé aucune spécificité de l’organisation mafieuse sicilienne et Coppola a réussi à créer un tableau réaliste, qui n’en reste pas moins touchant et très attachant. C’est une véritable référence.

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