Orange Mécanique

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Que dire de plus, que ce que provoque déjà le titre dès la première lecture ? Orange Mécanique... Un titre qui laisse dubitatif au début, c'est vrai. Alors, ensuite, il y a les histoires que l'on raconte à son sujet et que l'on entend lorsque nous l'évoquons. Nous vous avouerons, que c'est avec une crainte, non dissimulée, que nous avons pris la décision de le visionner. Et quelle brillante idée, avons-nous eu ! Le mot chef-d'oeuvre, serait-il trop fort ? D'aucune façon. Tout y est ! Malcolm McDowell est génialissime, la musique de Beethoven réinventée, est purement délirante, les costumes et les décors sont d'un goût artistique avant-garde pour l'époque, l'ultra violence est chorégraphiée et ne tombe paradoxalement, jamais dans une vulgarité inconcevable pour l'esprit humain, elle est même maniée avec finesse. Nous n'assistons pas à une démonstration de violence pour montrer la violence, les films d'horreur et leur indélicatesse manifeste, n'ont qu'à bien se tenir !

Kubrick parvient à nous attendrir pour un personnage aussi horrible dans ses pensées, que le jeune Alex. Et comment y réussit-il ? Tout simplement par l'usage de l'humour. Parce que oui, dans Orange Mécanique, nous avons aussi beaucoup ri ! Le film oscille en permanence entre horreur et ironie. Ce couple, en apparence antagoniste, révèle une extraordinaire complémentarité dans le film de Kubrick. La terreur aveugle, exercée par Alex, nous éclaire sur des problématiques profondes que sous-tend le film.

Enfin, nous aimerions finir sur une dernière idée. Aujourd'hui, beaucoup de réalisateurs tentent d'allier une musique universellement connue et mondialement reconnue comme oeuvre majeure, avec leurs films. Le problème dans cette alliance, c'est qu'il faut qu'elle soit cohérente et riche de sens. La musique choisie, doit mieux mettre en valeur le film. Mais elle ne doit en aucune façon, l'écraser. Malheureusement, une multitude de films de notre époque, ont échoué à cette alliance et sans les musiques de Mozart, Bach ou Vivaldi, ces films perdent tout intérêt. En d'autres termes, sans l'appui musical, ces films n'existeraient pas. Ici, Kubrick nous a révélé que Beethoven n'est plus un secret pour lui. Jeunes et novices réalisateurs, à méditer...

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