Serpico

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Frank Serpico n’est pas un flic comme les autres. Allure blasée et style débraillé, il s’est donné comme mission de lutter contre la corruption de la police new-yorkaise. Sidney Lumet s’est inspiré d’une histoire vraie pour réaliser ce film. Comme à son habitude, la véracité, la vraisemblance et l’humanité constituent des lignes de force de son travail.

Al Pacino devient Serpico. Autant dire d’entrée de jeu qu’il est monumental. C’est seul contre tous qu’il entend porter un coup fatal à un système « pourri jusqu’à la moelle » comme il le dit si bien. Les flics de terrain comme les gradés sont corrompus et désirent encore profiter de ces pots-de-vin juteux qu’ils récupèrent de malfrats, d’escrocs et de dealers.

Malgré l’objectif qu’il s’est fixé, Serpico a les nerfs à vif, il est progressivement sous tension et perd définitivement ses espoirs d’accomplir de bons et loyaux services quand il constate l’ampleur de cette organisation inattaquable. Cependant, il reste intègre et fidèle à ses idéaux même s’ils se voient balayés en allant de désillusions en désillusions.

Le film respecte l’évolution psychologique du personnage. Barbe imposante, cheveux en bataille ou coiffés d’un bob, il devient vulnérable et constitue la cible à abattre parce qu’il dérange. Sa première compagne le laisse pour un mariage avec un autre et sa seconde femme désespère de le voir dépérir pour une cause qui n’a aucun écho chez les politiques. « Frankie » peut cependant compter sur une misérable poignée d’amis qui eux, le soutiennent et l’épaulent dans son combat. Mais, c’est en homme seul qu’il est gravement blessé d’une balle dans la joue gauche, coincé entre une porte et un mur. Les deux flics qui devaient l’accompagner ne voudront pas lui venir en aide…

Nous tenons encore à souligner la performance magistrale d’Al Pacino. Il mène véritablement le film de bout en bout et rend le personnage tellement attachant en lui apportant une sensibilité à fleur de peau et une humanité touchante. Une grande prestation…

 

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Commentaires (1)

1. Mathias 03/02/2013

J'aime beaucoup Sidney Lumet aussi mais je dois avouer que je n'ai pas été fan de Serpico, même si je dois reconnaître le talent considérable de Pacino.
Mes préférés du réalisateur restent 12 hommes en colère et Une après-midi de chien.

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