La Strada

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La Strada de Federico Fellini met en scène le destin de vagabonds des routes en Italie. Gelsomina, une jeune fille un peu simplette et rêveuse, part avec Zampano, un briseur de chaînes, très animal et rustre pour une aventure faite de spectacles et de performances artistiques.

Un lien particulier se noue entre la femme-enfant et la brute, au fur et à mesure de la pérégrination. Gelsomina est admirative et désireuse de cet homme charismatique, elle le suit à n’importe quel prix et au final, le guide peut-être.

Gelsomina est l’image d’un clown triste, qui sanglote derrière son maquillage excentrique, d’une part à cause de l’éloignement familial et d’autre part à cause du mépris visible qui émane de Zampano à son égard. Mais la mélancolie qui l’habite, correspond aussi certainement, à sa nature même. Elle cherche éperdument à être aimée, à faire rire et à divertir. Néanmoins, elle ne saisit pas son utilité dans le monde et cela la submerge de tristesse.

Derrière son image bestiale, Zampano est un homme sensible, à fleur de peau et très attaché à celle qu’il surnomme « sa femme ». De sorte qu’à la fin du film, lorsqu’il apprend la mort de Gelsomina, il sombre dans l’alcool, le désespoir et gît sur le sable mouillé, noyé dans les larmes.

In fine, nous avons le devoir d’évoquer la musique magnifique et déchirante de Nino Rota qui revient tel un leitmotiv. Elle structure le déroulement narratif et permet, bien évidemment, l’expression des émotions.

Les films de Fellini sont à voir sans modération et se contemplent, comme toujours : tels des œuvres d’art.

 

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